PEOPLE FROM BALI

Par Anaïs Rondeau - 25 ans

Bali accueille tout un chacun avec la même chaleur. L’île se dévoile à mesure de la curiosité du voyageur. Au cœur des célébrations religieuses, des évènements de la vie quotidienne, l’étranger est bienvenu tant qu’il conserve le respect approprié.

Les balinais ont conscience de la manne que représentent les beautés de leur île et ils l’exploitent à leur avantage avec raison. Le commerce lié au tourisme peu désarçonner le voyageur en quête d’une authenticité légèrement utopique. Le temps où l’anthropologue blanc parcourait les territoires avec son petit carnet de croquis est révolu… L’authenticité est ailleurs.

C’est ce balayeur qui prend le temps d’expliquer son chemin de vie et de donner une belle leçon sur l’amour. C’est ce propriétaire de coqs qui accepte de poser au milieu de ses bêtes. C’est le geste de bénédiction du prêtre lors de la visite du temple, le rire partagé avec le jeune guide, la mère fatiguée qui engage la conversation autour d’une assiette de nasi göreng. Ce sont aussi les disputes qui éclatent autour des amants des eaux du volcan.

Le flux touristique exponentiel (3 millions de touristes par an) a étonnement épargné la culture balinaise. Les fêtes religieuses rythment la vie locale, les offrandes quotidiennes embaument les rues et les plages, et on croise beaucoup de balinais portant fièrement kebaya et sarong ceinturé pour les femmes, udang et saput pour les hommes. Le balinais a su conserver un équilibre très particulier entre l’accueil des étrangers toujours plus nombreux sur l’île et la préservation de sa fascinante culture.

La légitime distance que cultivent les balinais vis-à- vis des touristes est un moyen de se protéger de cette invasion acceptée. Bali enivre le voyageur et l’on comprend pourquoi tous ces autres touristes s’y pressent aussi. Malgré les foules, il reste une multitude d’endroits sublimes où l’on a l’impression furtive d’être en dehors des sentiers touristiques.

On aimerait bien ne pas avoir à partager …